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📸 Gisèle Pelicot m'a saisie.

  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture

Pas à cause du procès, pas à cause des articles qui ont déferlé.


À cause d'une photo.


Sa photo de couverture de son livre. Un portrait simple, sans mise en scène. Un regard posé, une présence tranquille. Cette qualité rare d'une personne qui n'est pas en train de se montrer, mais qui est simplement là. Ni colère, ni effondrement et qui dit « je n’ai pas peur qu’on me voie. »


J’ai acheté le livre, il s’intitule « et la joie de vivre ». Doublement saisie.


Et je l'ai lu avec une grande admiration. Gisèle Pelicot est pudique, nuancée, profondément humaine. Elle avait envie d'une vie classique — une famille, un mari, une histoire simple et belle.


Elle appartient à une génération pour qui la tenue, la retenue, la dignité ne sont pas des contraintes — ce sont des manières d'habiter le monde. Et cette fidélité à elle-même, on la sent dans chaque page. C'est une femme qui ne s'est pas trahie.


 Ce qui m'a le plus touchée, c'est une confidence presque anodine : à 16 ans, elle se demandait déjà quelle était sa mission de vie. Cette question l'habitait, sans réponse claire, comme elle habite beaucoup d'entre nous.


Et puis la vie est passée. Les années, les choix, les épreuves.


Et c'est à plus de 70 ans — avec ce qu'elle traverse, sans l'avoir cherché, sans l'avoir voulu — qu'elle trouve peut-être cette réponse. Dans la manière avec laquelle elle a choisi de traverser l'insupportable : debout, sans se renier, avec une cohérence intérieure remarquable.


« Me voilà à plus de 70ans femme martyre, symbole d’une nouvelle vague féministe que je connais peu…. Je resterai celle que je suis, sans haine, incapable d'opposer les hommes aux femmes, car, je le crois, nous sommes faits pour vivre ensemble. »


On nous dit souvent — surtout aux jeunes — qu'il faut trouver sa mission de vie vite. Comme si c'était une case à cocher avant 35 ans, un secret qu'on était censé percer en sortant d’un week-end de développement personnel ou après un bilan de compétences bien ficelé.


Gisèle Pelicot nous rappelle quelque chose de plus lent, et de plus vrai : une mission de vie, ça ne se trouve pas. Ça émerge — quand on a eu le courage, année après année, de ne pas se trahir. De rester aligné avec ce qu'on est, même quand c'est inconfortable, même quand personne ne regarde.


C'est en avançant qu'on se découvre. Pas avant.


Et si on changeait le monde🌍en arrêtant de chercher qui on est pour commencer à vivre comme on est ?


Un petit pas pour aujourd’hui : regardez votre photo de profil. Est-ce que c’est vraiment vous – ou la version que vous croyez devoir montrer ?


À très vite ! Maëlenn


📸 Photos · 🌈 Couleurs · 🎯 Projet de Vie




 
 
 

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